Dans cet article
- Introduction
- 1. Pourquoi une refonte d’identité de marque ne se réduit pas à un nouveau logo
- 2. Typographie propriétaire : levier de différenciation et de cohérence
- 3. Refonte digitale : quand le site et l’app deviennent des vecteurs d’identité
- 4. Brand book et gouvernance : assurer la cohérence dans la durée
- 5. Ancrage local et ambition internationale : une tension productive
- 6. Ce qu’il ne faut pas faire : les erreurs classiques d’une refonte identitaire
- Conclusion
- Sources
- Glossaire
- FAQ
Introduction
Un club de football qui lance une typographie propriétaire, refond son site, repense ses espaces physiques et publie une plateforme de marque complète : le rebrand 2026 de l’Olympique de Marseille est un cas d’école inattendu pour toute entreprise qui s’interroge sur ce que recouvre vraiment une refonte identité de marque. La réponse tient en une phrase : c’est un système, pas un symbole. Logo, charte graphique, design d’interface, brand book, tout doit former un ensemble cohérent, ou rien ne tient.
Le nouveau blason de l’OM a déclenché des banderoles dans les tribunes. La plateforme « Football sans filtre », dévoilée en octobre 2026, a répondu à ces critiques non pas en reculant, mais en structurant l’ensemble du projet autour d’un positionnement fort : l’intensité marseillaise comme avantage différenciant, à l’échelle mondiale. C’est précisément cette logique que les entreprises B2B ont intérêt à comprendre.

1. Pourquoi une refonte d’identité de marque ne se réduit pas à un nouveau logo
Le logo est le signe visible de la marque. L’identité de marque, c’est le système qui lui donne sens et cohérence sur tous les supports. Cette distinction reste souvent théorique dans les briefs d’agence ; elle devient très concrète quand on observe ce que l’OM a réellement construit en 2026.
Le nouveau blason a été conçu en interne, avec un objectif précis : améliorer la lisibilité sur les supports numériques et les formats réduits. Une décision fonctionnelle, pas seulement esthétique. Mais c’est la plateforme « Football sans filtre », développée avec l’agence Leroy Tremblot (groupe The Fan Syndicate), qui a donné à ce logo un cadre de sens. Sans elle, le blason restait un symbole isolé, exposé à toutes les interprétations.
La plateforme de marque est le document stratégique qui articule positionnement, valeurs, promesse et territoires d’expression. Elle précède la charte graphique et la conditionne. Dans le cas de l’OM, elle affirme que la ferveur marseillaise n’est pas un folklore à polir pour l’export : c’est la matière première de la marque. Chaque choix graphique (typographie, motifs, couleurs) découle de ce postulat.
Pour les entreprises, la leçon est directe. Une refonte identitaire qui commence par le logo avant d’avoir clarifié la plateforme produit souvent un résultat décoratif : joli, mais sans direction. Les controverses qui ont suivi la révélation du blason illustrent ce risque : quand le symbole arrive seul, sans récit pour le porter, il est immédiatement soumis au seul jugement de l’affect.
L’analyse de Sportsmarketing.fr présente la plateforme comme une façon de faire vivre l’intensité du club à l’international. Nous en retenons une piste pour les entreprises : expliquer les choix graphiques à partir du positionnement, plutôt que laisser le logo porter seul tout le récit.
La gestion des résistances passe par là : non pas en cédant sur le symbole, mais en rendant visible le système qui lui donne sens. C’est ce que la plateforme « Football sans filtre » a fait, en réaffirmant publiquement que la modernisation ne signifiait pas l’effacement. Cette posture est reproductible dans n’importe quelle organisation à forte culture interne.
Nos articles sur la refonte identité de marque : leçons du rebrand Novo 2026 et sur la refonte identité de marque : leçons du rebrand Deutsche Bahn 2026 montrent que cette logique plateforme-avant-charte se retrouve dans les rebrands les plus réussis de ces deux dernières années.

2. Typographie propriétaire : levier de différenciation et de cohérence
Une police de caractères sur mesure est l’un des actifs de marque les plus durables qu’une organisation puisse développer. La typographie « OM Marseille », conçue spécialement pour le club, en est une démonstration claire.
La police s’inspire du littoral marseillais, de la lumière méditerranéenne et de l’art de vivre local. Ce n’est pas une métaphore de communication : c’est un brief de design. Les courbes, les contrastes, les rythmes de la typographie traduisent des qualités sensorielles du territoire en formes visuelles. Le résultat est une écriture immédiatement reconnaissable, qui fonctionne aussi bien sur un maillot que sur une interface mobile.
Pourquoi ce choix plutôt qu’une police générique bien choisie ? Dans un univers saturé, une typographie partagée par plusieurs marques peut demander davantage de travail sur ses usages pour exprimer une singularité. Comme le soulignent les spécialistes de l’identité visuelle chez BLACKT Paris, une identité forte doit « hold together and stand apart » — tenir ensemble et se distinguer. Une typographie propriétaire contribue aux deux : elle assure la cohérence interne du système tout en créant une voix visuelle que personne d’autre ne peut utiliser.
Pour une entreprise B2B, la vraie question n’est pas « avons-nous les moyens d’une police sur mesure ? » mais « avons-nous une culture suffisamment riche pour l’alimenter ? ». Si votre histoire, votre territoire ou votre savoir-faire ont une texture propre, cette texture peut se traduire en typographie. Dans le cas contraire, une police bien choisie et rigoureusement appliquée reste préférable à une commande typographique sans substance.
La création d’une typographie propriétaire implique aussi des contraintes techniques à anticiper : formats web (WOFF), performance de chargement, accessibilité, compatibilité entre navigateurs et appareils. Pour l’OM, ces enjeux sont particulièrement présents : la police doit tenir sur des interfaces à fort trafic, avec des pics lors des matchs. Penser la typographie comme un outil transversal (et non comme un élément décoratif ajouté en fin de projet) est une condition de réussite.
Nous avons développé ce sujet en détail dans notre article sur la typographie sur mesure et identité de marque, à partir du cas McLaren 2026.

3. Refonte digitale : quand le site et l’app deviennent des vecteurs d’identité
L’identité de marque se joue désormais en grande partie sur les écrans. C’est là que vos publics vous découvrent, vous évaluent et interagissent avec vous au quotidien. Traiter le digital comme un simple canal de diffusion de la charte, plutôt que comme un pilier de l’identité, est l’une des erreurs les plus fréquentes dans les refontes.
L’OM a confié la refonte de son écosystème digital au studio Velours, en coordination directe avec Leroy Tremblot. Le nouveau site, la nouvelle application mobile et la plateforme dédiée à la présentation de la marque ont été conçus pour incarner « Football sans filtre » : typographie « OM Marseille » intégrée, motifs « Ferveur » présents dans les interfaces, palette de couleurs cohérente avec l’ensemble du système.
Ce modèle de collaboration (une agence de branding qui définit le cadre, un studio digital qui le traduit en produits) est un schéma que nous recommandons. Il évite deux écueils courants : le studio digital qui repart de zéro sans tenir compte de la plateforme de marque, et l’agence de branding qui livre une charte sans penser aux contraintes d’implémentation.
La cohérence cross-canal qui en résulte a une valeur concrète. Quand un fan passe de l’application à la billetterie en ligne, puis aux réseaux sociaux, il retrouve les mêmes codes typographiques, les mêmes couleurs, la même hiérarchie visuelle. Cette familiarité progressive facilite l’appropriation de la nouvelle identité, même lorsque certains éléments (comme le logo) ont suscité des réserves au départ.
Pour les entreprises, cela se traduit par une exigence claire : le brand book doit inclure des directives spécifiques pour le digital. Usages des typographies sur écran, palettes adaptées aux contrastes, composants d’interface (boutons, formulaires, cartes), exemples de pages et de flux. Sans ces éléments, la charte graphique reste un document print qui ne parle pas aux équipes produit.
Notre article sur le design d’interface utilisateur intent-driven explore comment les principes de marque peuvent structurer les choix UX au-delà de la seule esthétique.

4. Brand book et gouvernance : assurer la cohérence dans la durée
Un brand book n’est pas un livrable de fin de mission. C’est un outil de travail quotidien, et sa valeur se mesure à l’usage qu’en font les équipes, pas à son épaisseur.
Dans le cas de l’OM, le brand book structuré par Leroy Tremblot couvre l’ensemble du système : logo et versions autorisées, typographie « OM Marseille », palette de couleurs, motifs « Ferveur » (tirés de photos de supporters), règles de mise en page, principes pour les espaces physiques (Stade Vélodrome, centre d’entraînement Robert-Louis-Dreyfus, futur siège), guidelines pour le merchandising et les cinq nouvelles collections annoncées. Un « manuel d’univers », pas une simple charte graphique.
La gouvernance de marque, c’est la capacité à faire respecter les règles dans la durée, y compris quand de nouveaux partenaires ou projets entrent en jeu. Pour votre organisation, posez cette question avant la livraison du brand book : qui pourra modifier un élément identitaire, sur quels critères et avec quelle validation ?
« Si l’identité de marque repose exclusivement sur le logo, un changement de symbole peut être déstabilisant. Si elle est structurée par une plateforme et un système, le logo devient l’une des variables d’un ensemble plus stable. »
C’est précisément ce que la plateforme « Football sans filtre » construit : un socle capable d’absorber des ajustements de symboles sans remettre en cause l’intégrité de la marque. Les valeurs, les codes typographiques, les motifs et les principes narratifs restent constants, même si le blason évolue.
Pour les entreprises, cela signifie définir une instance de pilotage de la marque (marketing, communication, direction, agences) avec des processus de validation clairs pour toute modification des éléments identitaires. Le brand book est mis à jour lorsque la plateforme évolue, mais toujours orienté vers la préservation de la cohérence globale.
Nos articles sur la gouvernance de marque : les leçons de Coca-Cola 2026 et sur le brand system machine-readable explorent comment les marques les plus avancées transforment leurs guidelines en systèmes opérationnels.

5. Ancrage local et ambition internationale : une tension productive
Beaucoup d’entreprises européennes abordent l’internationalisation avec le même réflexe : lisser leur identité pour la rendre universellement acceptable. L’OM fait exactement l’inverse, et c’est là que le cas devient vraiment instructif.
La plateforme « Football sans filtre » affirme que la singularité marseillaise (sa ferveur, sa culture populaire, son intensité) est l’avantage différenciant, pas un obstacle à l’export. Cette position se traduit dans les choix graphiques : la typographie « OM Marseille » puise dans le littoral méditerranéen, les motifs « Ferveur » sont tirés de photos de supporters du Vélodrome, les chants emblématiques du club (« Aux armes », « Nous sommes les Marseillais ») sont intégrés dans les visuels de présentation de la marque. La culture locale n’est pas évoquée dans les discours : elle est encodée dans le système graphique.
Ce dispositif montre qu’il est possible de proposer au public international une expérience de marque authentiquement locale, à condition de la traduire en codes visuels et narratifs accessibles. Ce n’est pas la même chose qu’exporter des clichés régionaux. C’est un travail de design : identifier ce qui fait la texture propre d’une organisation, et le rendre lisible pour quelqu’un qui n’en partage pas la culture.
Pour les entreprises françaises et européennes qui cherchent à se développer à l’international, l’enseignement est clair. Votre ancrage territorial, votre histoire, votre savoir-faire local sont des actifs de marque, pas des contraintes à neutraliser. La question n’est pas « comment ressembler à une marque internationale ? » mais « comment rendre notre singularité désirable à l’échelle internationale ? ».
Cette tension entre authenticité locale et ambition globale traverse aussi les tendances branding B2B 2026 : les identités qui gagnent en visibilité sont celles qui assument une personnalité forte, pas celles qui s’effacent dans les standards génériques.
Une mise en garde s’impose cependant. L’ancrage culturel doit rester compréhensible pour des publics qui n’en partagent pas le contexte. Les motifs « Ferveur » et les chants du Vélodrome parlent immédiatement à un supporter marseillais. Pour un public asiatique ou nord-américain, ils ont besoin d’un cadre narratif pour prendre sens. C’est le rôle de la plateforme de marque : fournir ce cadre, pour que les codes locaux deviennent des portes d’entrée plutôt que des murs.

6. Ce qu’il ne faut pas faire : les erreurs classiques d’une refonte identitaire
À partir de ce cas, voici les points que nous recommandons d’examiner lors de votre propre refonte.
Commencer par le logo sans avoir clarifié la plateforme. C’est l’erreur la plus fréquente. Le logo devient alors un symbole sans récit, exposé à toutes les projections. Résultat : des controverses que la communication ne peut pas résoudre, parce qu’il n’y a pas de cadre de sens pour les absorber. La séquence correcte : audit, plateforme, puis charte graphique.
Traiter le digital comme une étape secondaire. Lancer une nouvelle identité visuelle sans refondre les interfaces numériques principales crée immédiatement un décalage visible. Le logo est moderne, le site est daté. Ce décalage érode la crédibilité de la refonte. Le digital doit être intégré comme un pilier dès le début du projet, pas ajouté en fin de parcours.
Livrer une charte graphique sans brand book opérationnel. Une charte qui décrit les couleurs et les typographies sans fournir de fichiers sources, de templates et de règles d’usage pour les équipes reste un document théorique. Les équipes continuent à improviser, les partenaires interprètent, la cohérence se délite. Le brand book doit être un outil de travail, pas un PDF de présentation.
Confondre modernisation et neutralisation. Rendre une identité « plus propre » ou « plus internationale » en gommant ses particularismes produit souvent une marque indifférenciée. L’OM a choisi l’inverse : amplifier l’intensité marseillaise plutôt que la lisser. C’est un choix stratégique courageux, et c’est ce qui donne à la plateforme sa cohérence.
Négliger la gouvernance après le lancement. Une refonte sans instance de pilotage ni processus de validation se dilue rapidement. Chaque nouveau partenaire, chaque nouvelle équipe, chaque nouveau support introduit des variations. Le brand book n’a de valeur que s’il est maintenu à jour et appliqué.
Conseil d’agence : chez nous, nous recommandons systématiquement de conduire un audit de marque avant tout travail graphique. Cet audit doit couvrir les perceptions internes et externes, les forces et faiblesses de l’identité actuelle, et les enjeux stratégiques à horizon 3-5 ans. Sans ce travail, la charte graphique risque de répondre à la mauvaise question.


Conclusion
Le rebrand 2026 de l’Olympique de Marseille n’est pas un cas de branding sportif. C’est un cas de transformation systémique d’identité, avec toutes les tensions que cela implique : controverses autour du symbole, pression des partenaires commerciaux, ambition internationale à concilier avec un ancrage local fort.
Si vous retenez trois choses : clarifiez la plateforme avant de toucher au logo ; produisez un brand book qui couvre le digital avec la même rigueur que le print ; traitez votre ancrage culturel comme un actif, pas comme une contrainte à neutraliser.
Si vous vous interrogez sur la solidité de votre propre système de marque (sa cohérence entre les supports, sa capacité à absorber des évolutions, sa lisibilité pour des publics nouveaux) c’est probablement le bon moment pour en faire l’audit. C’est souvent là que commence une vraie refonte identitaire.
Sources
- Après le logo contesté, le vrai pari de la marque OM — sportsmarketing.fr
- L’OM dévoile sa nouvelle stratégie de marque : « Football sans filtre » — sportune.20minutes.fr
- Leroy Tremblot’s Branded Identity Is Enhanced by the MOM — ground.news
- Après son logo, l’OM dévoile une identité repensée — footmarseille.com
- Visual Identity and Brand Design — BLACKT Paris
- OM : le retour d’Adidas accompagné par une énorme surprise pour les supporters ? — butfootballclub.fr
- OM : Adidas arrive et change encore le logo — foot01.com
- OM : Marseille ne suffit plus, le club vise désormais beaucoup plus loin — football365.fr
- OM : énorme annonce pour l’avenir, le changement de dimension est lancé ! — butfootballclub.fr
- OM – Le club dévoile sa nouvelle identité autour du concept « Football sans filtre » — lesnouvellesdufoot.fr
- OM : le club dévoile une nouvelle identité — sport.fr
- Après son logo, l’OM dévoile une identité repensée — lesnouvellesdufoot.fr
Glossaire
Plateforme de marque : document stratégique qui articule le positionnement, les valeurs, la promesse et les territoires d’expression d’une marque. Elle précède et conditionne la charte graphique.
Brand book : référentiel opérationnel qui traduit la plateforme de marque en règles d’usage concrètes : logo, typographies, couleurs, mises en page, fichiers sources et templates pour les équipes.
Typographie propriétaire : police de caractères conçue exclusivement pour une marque, qui crée une voix visuelle unique et renforce la cohérence sur tous les supports.
Design system : bibliothèque de composants d’interface (boutons, formulaires, typographies, couleurs) qui traduit la charte graphique en éléments réutilisables pour les équipes produit et développement.
Cohérence omnicanale : alignement des codes visuels et narratifs d’une marque sur l’ensemble de ses points de contact, du site web aux espaces physiques en passant par les applications et les réseaux sociaux.
FAQ
Qu’est-ce qu’une plateforme de marque et en quoi dépasse-t-elle le simple logo ?
Une plateforme de marque est le document stratégique qui définit ce que représente une organisation : son positionnement, ses valeurs, sa promesse et ses territoires d’expression. Elle précède la charte graphique et lui donne une direction. Le logo n’est qu’un des signes au sein de ce système : sans plateforme, il reste un symbole isolé, sans récit pour le porter.
Pourquoi développer une typographie propriétaire plutôt qu’utiliser une police générique ?
Une typographie propriétaire crée une voix visuelle propre à la marque, qui renforce la cohérence de la marque sur tous les supports. Dans un univers saturé où de nombreuses marques partagent les mêmes polices, elle devient un actif différenciant durable. Elle suppose cependant un ancrage culturel ou historique suffisamment riche pour alimenter le travail de design, ainsi qu’une attention aux contraintes techniques d’implémentation digitale.
Comment articuler refonte d’identité visuelle et refonte du site ou de l’application ?
Le digital doit être intégré comme un pilier de la refonte dès le départ, pas traité comme une étape secondaire. Cela implique de travailler en coordination entre l’agence de branding et le studio digital, de produire un brand book qui inclut des directives spécifiques pour les interfaces, et de développer un design system qui traduit la charte graphique en composants réutilisables pour les équipes produit.
Quel rôle joue le brand book dans la gouvernance de la marque ?
Le brand book est l’outil qui permet aux équipes d’appliquer la marque sans dépendre en permanence de l’agence. Il décrit les règles d’usage, fournit les fichiers sources et les templates, et sert de référentiel pour valider toute nouvelle production. Il doit être mis à jour lorsque la plateforme évolue, et s’accompagner d’une instance de pilotage pour garantir sa bonne application dans la durée.
Comment gérer les résistances lors d’un rebrand à forte charge symbolique ?
La réponse n’est pas de reculer sur le symbole, mais de rendre visible le système qui lui donne sens. Une plateforme de marque clairement formulée permet de recadrer le débat : elle montre que la modernisation ne signifie pas l’effacement, et que les valeurs fondamentales de l’organisation restent au cœur de la nouvelle identité. La communication autour du rebrand doit être pensée comme un prolongement de la plateforme, pas comme une gestion de crise.
Comment concilier ancrage local fort et ambition internationale dans une identité de marque ?
En traduisant les particularismes locaux en codes visuels et narratifs accessibles, plutôt qu’en les gommant. L’ancrage territorial, l’histoire et la culture interne d’une organisation sont des actifs différenciants à l’international, à condition de les rendre lisibles pour des publics qui n’en partagent pas le contexte. C’est précisément le rôle de la plateforme de marque et de la charte graphique sur mesure.